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Citations de l’article “Mario Draghi parle d’or” :

Quand on dit « taux négatifs » de nos jours, personne ne sursaute. En 2012, j’ai écrit un livre qui s’appelait Pourquoi la France va faire faillite. Si j’avais écrit à l’époque que la France échapperait à la faillite parce qu’elle serait payée pour emprunter (l’effet des « taux négatifs »), on m’aurait probablement internée.

“Quel est le rôle d’une monnaie qu’un banquier central peut décider de multiplier à l’infini, dont la distribution sous forme de crédit est ensuite contrôlée par des banques commerciales, qui vous coûte si vous la laissez simplement sur le compte courant de votre banque, dont la disponibilité sous forme d’espèces est de plus en plus contrôlée ?

Rappelons les trois fonctions de la monnaie selon Aristote : unité de compte, intermédiaire des échanges et réserve de valeur.

L’euro d’aujourd’hui n’est certainement plus un réservoir de valeur. C’est une simple unité de compte et un intermédiaire d’échange dans la mesure où on vous laisse échanger. Si demain, pour une raison ou pour une autre, il y a des mesures de contrôle des capitaux ou de contrôle des changes, la fonction intermédiaire d’échange est rognée.

Je pense à de telles mesures car les élections européennes deviennent de plus en plus incertaines. La grogne monte toujours dans plusieurs pays pour des raisons différentes. Si l’euro donne des signes de dislocation, si certains pays voient leurs taux d’intérêt monter, les autorités voudront protéger leur système et nous enfermer dedans.”

Pour connaître les taux d’intérêt associés à la dette française émise par l’agence FRANCE TRESOR selon les durées de remboursement : 1, 2,5, 10 ou 25 ans, vous pouvez faire une recherche sur internet ou regarder la chaine bloomberg et attendre dans le bandeau informatif inférieur FR1, FR5, FR10, FR25… Généralement les taux sont négatifs pour les durées inférieures à 10 ans.

Bienvenu à mon internaute récurrent de RDC (république démocratique du Congo)

Bonjour Miroslav, je ne sais pas si c’est toi qui te connecte à mon site depuis la République démocratique du Congo, Lubumbashi plus précisément. Si c’est toi qui visite régulièrement mon blog. Je te présente mes excuses pour mon emportement sur skype. Miroslav est un professionnel de l’humanitaire tchèque que j’ai rencontré pendant mes études de sciences politiques à l’université Jean Moulin Lyon 3. Il travaille actuellement en RDC (République démocratique du Congo) pour une ONG suisse. Je ne sais pas s’il s’agit de lui qui se connecte depuis la RDC. Avec google analytics, on peut en effet connaître la ville de connexion, ainsi que l’opérateur internet qui sert à la connexion, mais pas davantage. Difficile aussi d’identifier un internaute grâce à son adresse IP sans collaboration de son ISP (Anglais pour “internet service provider”) ou FAI (français pour “fournisseur d’accès à internet”.

En 2001 déjà, on prévoyait déjà l’échec de l’euro alors Même que nous n’avions aucun recul historique

J’ai acquis une encyclopédie universalis, édition de 2002, imprimée en 2001, soit juste au moment de la création de la monnaie commune. Autant dire qu’à l’époque où on nous bassinait sur les avantages de cette monnaie, certains universitaires spécialistes de la monnaie prévoyaient déjà les difficultés inhérentes à la création de l’euro alors même qu’ils n’avaient aucun recul. J’en sais quelque chose : on nous a vendu l’euro comme un remède à nos problèmes … avec une intense propagande dont j’ai été le bénéficiaire en tant que lycéen attentif aux débats économiques.

La réalité des points de vue intellectuels sur la monnaie est la suivante : voilà ce que dit Dominique Lacoue-Labarthe en 2001 à la fin de l’article sur le franc français et dans le paragraphe sur la fin du franc (1999-2001):

“Les économistes cependant, seraient pleinement rassurés si la zone euro répondait aux critères d’une zone économique monétaire optimale. C’est assez loin d’être le cas notamment en raison de la faible mobilité des travailleurs et de la diversité des cultures. Quant à la stabilité dans la zone, elle dépend de la capacité de celle-ci à absorber des chocs extérieurs qui affecteraient de manière asymétrique les différentes régions. Or, sans budget fédéral assez important pour compenser ces chocs, sans possibilité d’ajuster le cours de change ou les taux d’intérêt, seul le salaire réel peut supporter l’ajustement. S’il ne le fait pas, c’est alors l’emploi ou l’inflation, sachant que, par ailleurs, un volume de chômage incompressible empêche seul l’inflation de s’accélérer. C’est dire combien peuvent s’avérer délicates la définition et la mise en oeuvre communes de la politique économique de la zone euro.”

Extrait du tome 9 de l’encyclopédie universalis, p. 697, colonne 2. L’auteur, Dominique LACOUE-LABARTHE, est professeur de sciences économiques à l’université de Bordeaux-IV-Montesquieu, directeur du Groupe de recherche en analyse et politique économiques, unité mixte du C.N.R.S. 5113

Le passage que j’ai surligné en gras est significatif : en l’absence d’ajustement du taux de change entre des pays européens aux caractéristiques différentes (productivité et discipline au travail notamment), la variable d’ajustement passe de la monnaie nationale aux … SALAIRES ! Et si les salaires ne peuvent pas baisser car il existe un salaire minimum, alors c’est le chômage qui explose, et donc la dette publique par les aides sociales.

WELCOME To this site & blog about me and finance and the EU.