Dernières nouvelles d’European Voice et de l’UE (article traduit)

« Les partis politiques de la droite centriste au Parlement européen ont besoin d’alliés pour garder le contrôle des postes à haute responsabilité à la commission européenne »

Les leaders des partis politiques européens du centre-droit s’évertuent à garder toutes les options possibles au sujet du choix du prochain Président de la Commission européenne ainsi que ceux des postes à haute responsabilité à la commission (commissaires et directeurs généraux).

Lorsque, le 27 février, Angela Merkel, la chancelière allemande, s’est rendu à Londres pour discuter avec David Cameron, le Premier ministre du Royaume-Uni, elle s’est chargée d’évaluer un support possible provenant de politiciens britanniques de droite.

Angela Merkel reçoit actuellement des conseils quant au soutien nécessaire du groupe des eurosceptiques britanniques au groupe centre droit du PPE (Parti Populaire européen) si elle souhaite, ainsi que les membres du PPE, écarter la menace des socialistes du PES.

Il est évident qu’autant Merkel que Cameron ont bien envie de garder la main mise sur les pouvoirs des 28 leaders nationaux du conseil européen pour nommer le Président de la Commission, en rejetant ainsi l’idée qu’ils puissent être obligés de nommer le candidat leader du groupe possédant le plus de députés européens au Parlement. Les sondages d’opinion suggèrent actuellement qu’il s’agirait du PES.

La CDU (Christian democratic union) de Merkel a annoncé cette semaine que, dans la lutte interne au PPE pour la nomination à l’investiture pour la Présidence de la commission, supporterait Jean Claude Juncker, un ancien premier ministre du Luxembourg, avant les candidatures de Valdis Dombrovkskis qui était le premier ministre de la Littuanie depuis 2009 jusqu’à novembre dernier et un député européen de 2004 à 2009 ainsi que Michel Barnier, le commissaire européen pour le marché intérieur, qui est un ancien ministre des affaires étrangères de la France. Le PPE va prendre sa décision finale le 7 mars lors d’un congrès du Parti à Dublin.

Alors que Dombrovskis est étroitement associé aux politiques d’austérités, Juncker pourrait être perçu comme plus acceptable pour les partis du Sud de l’Europe, et, si un accord entre les partis est nécessaire, serait plus acceptable pour le centregauche que Mr Barnier.

L’alliance des libéraux et démocrates en Europe a choisi Guy Verhofstadt pour candidat pour la présidence de la commission.
Martin Callanan, leader du groupe des conservateurs et réformistes eurosceptiques britanniques, a déclaré à European voice « Nous verrons qui le conseil européen propose pour le poste, en tenant compte de leur agenda, et il se décidera sur la base de leurs mérites individuels ainsi que sur la question de savoir s’ils promeuvent une Europe plus flexible et plus ouverte. Mais je ne peux pas voir comment nous pourrions soutenir Martin Schultz, Verhoffstadt ou Juncker, car aucun d’entres eux ne respectent nos principes fondamentaux »

Le parti populaire européen a peur que si le groupe ECR refuse de voter pour un Président de la commission européen, alors le PES et la candidature de Martin Schultz en serait renforcée.

Quelque soit la personne qui deviendra le Président de la Commission européenne, elle aura de toute façon besoin du soutien du Parlement européen, qui votera, probablement en juillet, sur une nomination du conseil européen.

Angela Merkel veut éviter une crise institutionnelle devant un blocage éventuel par le Parlement européen de la proposition du Conseil. Elle était initialement peu convaincu de la nécessité pour le PPE d’avoir un candidat commun, mais son point de vue a changé devant la forte campagne organisée autour de Schultz, le candidat du PES, qui a été fort présent dans les médias allemand pendant les derniers mois : « beaucoup sous-estiment Schulz et la dynamique qui sera créé par sa présence comme candidat du centre gauche » a dit un fonctionnaire. « Merkel s’est réveillé de cet état de fait, et a réalisé qu’elle devait alors sauter dans le train en marche ».