More important QE / EUR/USD rate is going to decrease again soon

Given a recent review of Financial times, I just read a few articles about upcoming ECB decisions pending for the early days of december. ECB will probably increase the importance of QE for the eurozone. It will probably continue to cause a deterioration of the EUR/USD rate. EUR/USD has already reach a low rate : 1 EUR = 1,06 USD. It’s possible that the EUR is going to decrease even more. An easy explanation to this decrease and any further development is by definition linked with the QE itself. Everytime the ECB is going “whatever it takes” to get an EU average inflation rate of around but below of 2% (the only aim of the ECB policy compared to the US federal reserve), private and public debt purchases are increasing the liability part of the ECB balance sheet through money creation. The ECB is creating EUR out of the blue to purchase public and private debt, betting that this behavior will encourage commercial banks and investment banks to lend more to companies and household in order to get more inflation (and consequently more growth).

A suggested way to avoid banks being bailed out by tax payers money

The-Economist

In recent posts and in my page about bibliography, I already talked about the following book “the banker’s new clothes”, a book about regulation and leverage which explains why banks are reluctant to decrease their leverage (ratio between the bank own money  or equity- “les fonds propres en français” – and the money that the bank has created through loans and money creation). According to this book, the banks are reluctant to get more equity and less leverage because they know that they will be bailed out by states in case of any problem to avoid a financial crisis to become an economic and social crisis like in the late’s 20s.

I noticed an interesting and small article about leverage, fractional reserve lending and reserve ratio requirement. Please enjoy …

The Financial Stability Board, which advises the G20 group of countries, said that the world’s 30 biggest banks should raise up to $1.2 trillion (or $1.200 billions or $1.200.000 millions or more or less the size of the French public budget) in loss-bearing debt on top of their equity capital. By compelling banks to issue debt that can be written down in times of trouble, the goal is to make creditors liable for a bank’s failure, rather than taxpayers. Under the proposals a bank would fund at least 18% of its risk-weighted assets with such debt and equity by 2022. Mark Carney, the governor of the Bank of England, who also chairs the FSB, said that if adopted by regulators, the plan would “support the removal of the implicit public subsidy” enjoyed by banks that are “too big to fail”.

 

How much do banks’ recapitalisation cost to every country during last financial crisis aftermath

Grâce aux informations et au calculateur ci-dessous, vous serez en mesure de quantifier l’importance des pertes bancaires et de la recapitalisation avec de l’argent public pour tous les Etats membres de la zone euro.

Ces graphiques et informations sont mentionnées dans le livre de Sapir, au sein d’une note de bas de page. Il m’a semblé intéressant de les partager. Sous forme de publication incrustée ci-dessus ainsi que sous forme de lien ci-dessous, puis carrément de fichier excel original tout en bas, deuxième lien. Le fichier excel est alors à télécharger et à ouvrir avec Excel 1998-2004.

Voici le lien vers le calculateur

Voici le lien vers le fichier excel, .xls, fichier excel 1998-2004

J’ai découvert ce lien et cette application excel par le biais d’une note de bas de page du livre de l’économiste Sapir “Faut-il sortir de l’euro ?”. Un livre assez riche, particulièrement critique autour de la position de l’Allemagne au sein de la zone euro, dont la thèse principale, si elle peut être contestée, a toutefois le mérite d’être étoffée par des argumentations et observations des mécanismes économiques et financiers particulièrement éclairantes.

41qSfbJAkvL._SX338_BO1,204,203,200_

Cour constitutionnelle allemande et BCE / l’économiste Sapir contre le journal le monde.

Le livre de l’économiste hétérodoxe Sapir “Faut-il sortir de l’euro” date de 2012, il ne peut donc être confronté aux récents développement depuis 2014 et 2015 et notamment les importants transferts qui ont eu lieu entre l’Allemagne, l’UE et la Grèce. Sapir indique que l’euro n’a de sens ainsi qu’un taux de change commun dans des pays très différents que s’il existe une redistribution entre Etats membres, redistribution qu’il assimile parfois à une subvention. L’actualité récente semble suggérer que les Etats prennent cette voie, malgré certaines réticences constitutionnelles en Allemagne. Le livre de Sapir est particulièrement intéressant à bien des égards, mais il peut aussi être fortement critiqué ou même réfuté sous d’autres aspects. Je m’attache aujourd’hui à questionner le bien fondé d’un point souligné par l’auteur à deux reprises : le parachèvement d’une zone euro optimale passant par un “fédéralisme budgétaire” passerait pas des concessions de la part des Etats les plus riches envers les Etats les plus pauvres que ne peut pas accepter l’Allemagne du fait de ces oppositions répétées à ces transfert par la cour constitutionnelle allemande, qui n’est autre que la cour constitutionnelle de Karlsruhe. Selon lui, à la page 31 de son ouvrage :

41qSfbJAkvL._SX338_BO1,204,203,200_

1er extrait, page 31 et 32

“On a beaucoup glosé alors en France sur les déchirements de l’Allemagne, soi disant contrainte d’abandonner “son” Deutschemark. Mais, en réalité, cet abandon était largement bordé par des précautions constitutionnelles multiples. Le tribunal de Karlsruhe devait en effet préciser, dans l’arrêt qu’il rendit le 12 octobre 1993 à l’occasion de la ratification du traité de Maastricht, que le passage à la monnaie unique devait se faire dans le cadre d’une communauté de stabilité monétaire: cette conception de l’union monétaire, communauté de stabilité monétaire est le fondement de la loi allemande. Le principe d’une mutualisation de la dette est ainsi anticonstitutionnel pour la cour constitutionnelle de Karksruhe. Elle l’a réaffirmé dans l’arrêt qu’elle a rendu au début de septembre 2011 en réponse à une question portant sur la constitutionnalité de l’accord du 21 juillet 2011 sur le sauvetage de la Grèce. Les hommes et femmes politiques peuvent tout à loisir parler des eurobonds ou d’une monétisation directe de la dette qui serait réalisée par des avances de la BCE… La porte a été fermée par la cour de Karlsruhe.”

NDLR : les eurobonds et la monétisation des dettes en Europe ont déjà été réalisés, au moins en partie, par l’important programme d’assouplissement quantitatif entrepris par la BCE depuis quelques mois, et qui risque de s’intensifier. Ce programme d’assouplissement quantitatif ayant eu d’ailleurs pour effet de faire chuter le taux de change USD/EUR d’environ 1,35 à 1,10 et maintenant 1,07. C’est tout à fait normal de constater pareille évolution lorsque les banques centrales injectent des liquidités aux intermédiaires négociant de la dette publique ou privée et en plaçant dans son bilan les titres et dettes ainsi achetées.

2ème extrait, p. 68

“L’Europe fédérale est condamnée. Non tant par les “souverainistes” de tout bord que par l’Allemagne elle-même. La supériorité des règles et lois nationales sur les directives européennes a été affirmée, une nouvelle fois, en Allemagne lors d’un arrêt de la Cour de Karlsruhe. L’arrêt du 30 juin 2009 stipule en effet qu’en raison des limites du processus démocratique en Europe, seuls les Etats nations sont dépositaires de la légitimité démocratique.” Selon Sapir, ces arrêts sont tirés et explicités dans un rapport du sénat français : Rapport d’information n°119, session ordinaire 2009-2010, édité à Paris en 2009.

NDLR : la question de savoir si les règles européennes sont au dessus de la souveraineté nationale peut être également relevé ironiquement lorsque Manuel Valls, premier ministre socialiste de la France a par exemple déclaré devant l’assemblée nationale que le budget de l’Etat français est une décision qui relève de la souveraineté nationale (plutôt qu’européenne).  Cette vision des choses est cependant mise à mal par un encadré du supplément économie du quotidien le monde daté du 12 novembre 2015 et qui explique, certes sans justifier ses sources et la véracité de ses informations, mais néanmoins contredit Sapir et ce rapport du sénat :

3ème extrait, le monde, supplément économie daté du 12 novembre 2015:

le-monde-economie_2009

“RECOURS ALLEMAND CONTRE LA BCE”
Plusieurs recours contre le programme de rachat de dette (le “QE” pour quantitative easing en anglais ou assouplissement quantitatif en français) de la BCE ont été déposés devant la cour constitutionnelle allemande de Karlsruhe, a révélé, mardi 10 novembre Bloomberg. L’une de ces actions a été émise par Peter Gauweiler, un ex-député conservateur bavarois eurosceptique. Il estime que la BCE ne respecte pas son mandat, qui est de maintenir l’inflation autour de la cible de 2%, en rachetant des titres d’emprunts publics – une mesure qui, selon lui, pourrait créer de l’inflation (NDLR: c’est pourtant le but !!! avec une inflation à 0% !!!, l’article du monde serait-il mal écrit?) La BCE a déjà fait l’objet de plusieurs actions de ce genre auprès de la Cour allemande, qui n’a pas de pouvoir direct sur elle.

NDLR : Pourquoi la Cour n’a-t-elle pas de pouvoir auprès de la BCE ? Telle est la question à laquelle il faut répondre en faisant une analyse juridique afin de déterminer la primauté de telle juridiction sur telle juridiction, du droit européen sur le droit national ou vice versa. Deux réponses peuvent être possible : 1. La Cour n’a de toute manière pas de pouvoir sur la BCE au nom de la séparation moderne des pouvoirs entre les banques centrales et les exécutifs, séparation qui est la base de toute la théorie monétaire et de toutes les politiques monétaires modernes si l’on en croit un petit livre d’introduction sur les politiques monétaires que j’ai lu récemment. 2. La cour n’a pas de pouvoir sur la BCE du fait de la primauté de l’échelon européen sur l’échelon national et auquel cas Sapir aurait tort tout comme les termes et l’explication fournie par ce rapport du sénat français dans lequel, visiblement, Sapir, peut être non germanophone, aurait puisé cette information.

ECON committee in the EP parliament, Mario Draghi, ECB, 12/11/2015

Please find below a video of the last committee of monetary and financial affairs in the European parliament. On the october 22th, Mario Draghi, gave a speech in which he explains that the ECB may increase its policies to reach the goal of 2% inflation in the eurozone, with a possible increase of the importance of the current Quantitative easing. It might be interesting to see his position in front of MEPs, including Pervenche Bérès (PS) and Mr Monnot (FN). This is a publication about finance, and especially unconventionnal monetary policy, and about the EU as well.

http://www.europarl.europa.eu/news/en/news-room/content/20151104IPR01219/html/Committee-on-Economic-and-Monetary-Affairs-meeting-12112015-(A.M.)

http://www.europarl.europa.eu/ep-live/fr/committees/video?event=20151112-0900-COMMITTEE-ECON